Syndrome prémenstruel (SPM) : symptômes, causes et solutions
Qu’est-ce que le SPM, quand survient-il, quels symptômes, pourquoi s’aggrave-t-il à la préménopause, comment le distinguer du TDPM et que faire au quotidien ?

Le syndrome prémenstruel (SPM) regroupe des symptômes physiques et émotionnels qui apparaissent dans les jours qui précèdent les règles et disparaissent peu après leur début : seins tendus, ballonnements, maux de tête, irritabilité, tristesse, fatigue. Il concerne 20 à 40 % des femmes en âge d’avoir des enfants. Sa forme sévère, le trouble dysphorique prémenstruel, touche environ 2 à 6 % des femmes et nécessite un suivi médical.
Qu’est-ce que le syndrome prémenstruel ?
Le SPM est un ensemble de symptômes qui reviennent à chaque cycle pendant la phase lutéale, c’est-à-dire entre l’ovulation et les règles. Ils apparaissent entre quelques heures et plusieurs jours avant les règles et disparaissent en général peu après leur arrivée. C’est ce rythme qui le définit : des symptômes présents tout le mois ne relèvent pas du SPM.
Il concerne 20 à 40 % des femmes en âge d’avoir des enfants, avec une intensité très variable. Pour environ un tiers d’entre elles, il perturbe la vie sociale, professionnelle ou familiale.
Quels sont les symptômes du SPM ?
- Physiques : seins gonflés et douloureux, ballonnements, rétention d’eau et légère prise de poids, maux de tête, douleurs du bas-ventre ou du dos, fatigue, envies de sucré, troubles du transit, poussée d’acné.
- Émotionnels : irritabilité, nervosité, sautes d’humeur, tristesse, envies de pleurer, anxiété, sensation d’être débordée.
- Autres : difficultés de concentration, sommeil perturbé (insomnie ou besoin de dormir davantage), baisse d’intérêt pour les activités habituelles.
Peu de femmes ont tous ces symptômes. Le plus utile est de noter les siens pendant deux ou trois cycles, avec les dates des règles : cela confirme le lien avec le cycle et aide le médecin.
Qu’est-ce qui cause le syndrome prémenstruel ?
Les mécanismes ne sont pas complètement compris. La baisse des hormones sexuelles (œstrogènes et progestérone) dans le sang après l’ovulation joue probablement un rôle, et l’hypothèse principale est une sensibilité particulière à ces variations, plutôt qu’un taux d’hormones anormal. Elles agiraient sur des messagers du cerveau, notamment la sérotonine, ce qui expliquerait les symptômes émotionnels. Une prédisposition génétique est probable, et le stress peut accentuer les symptômes. Pour comprendre ces hormones, lisez Œstrogènes : rôle, manque et excès.
Qu’est-ce que le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) ?
Le trouble dysphorique prémenstruel, appelé PMDD en anglais, est une forme sévère qui touche environ 2 à 6 % des femmes en âge d’avoir des enfants. Les symptômes psychiques y ressemblent à ceux d’une dépression : tristesse profonde ou désespoir, anxiété intense, colère ou irritabilité marquée, sentiment de perte de contrôle, parfois idées noires. Ils reviennent à chaque cycle et deviennent un vrai handicap au travail et dans les relations.
Pourquoi le SPM peut-il s’aggraver à la préménopause ?
À partir de la quarantaine, la progestérone baisse souvent avant les œstrogènes, et les deux hormones fluctuent de façon plus brutale et imprévisible. Beaucoup de femmes trouvent alors que leurs seins sont plus tendus, leur humeur plus instable et leurs symptômes plus longs. Un SPM qui change de visage après 40 ans est souvent l’un des premiers signes de la transition. Voir Préménopause : premiers signes, âge et durée.
Syndrome prémenstruel ou début de grossesse : comment faire la différence ?
Les premiers signes d’une grossesse (seins tendus, fatigue, légères douleurs de ventre) ressemblent beaucoup à ceux du SPM. La seule façon de savoir est d’attendre les règles et, en cas de retard, de faire un test de grossesse, fiable à partir du jour des règles attendues.
Comment soulager le syndrome prémenstruel ?
Les mesures d’hygiène de vie sont recommandées en premier, même si leur efficacité n’a pas été démontrée pour chacune :
- Bouger régulièrement, y compris pendant la seconde moitié du cycle : marche, vélo, natation, yoga.
- Dormir suffisamment, à heures régulières.
- Manger à heures régulières, avec des féculents complets et des protéines, et moins de sucres rapides et de sel les jours qui précèdent les règles.
- Réduire le café et l’alcool, et arrêter le tabac.
- Se détendre : relaxation, sophrologie, respiration.
- Suivre ses symptômes dans un carnet ou une application pour anticiper les jours difficiles.
Contre les douleurs, le paracétamol ou un anti-inflammatoire peuvent être utilisés en respectant les précautions d’emploi. Quand les symptômes restent gênants, un médecin peut proposer d’autres options : contraception hormonale, certains antidépresseurs pris pendant tout le cycle ou seulement en seconde partie, ou une thérapie cognitivo-comportementale. Il n’existe pas encore de traitement spécifique du SPM, et c’est au médecin de choisir avec vous.
Questions fréquentes
Combien de jours avant les règles commence le SPM ?
Cela varie : de quelques heures à plusieurs jours avant les règles selon les femmes et les cycles. Les symptômes disparaissent en général peu après le début des règles.
Comment se sent-on 3 jours avant les règles ?
C’est souvent le moment où les symptômes du SPM sont les plus marqués : seins tendus, ventre gonflé, fatigue, irritabilité ou tristesse. Leur intensité varie beaucoup d’une femme à l’autre et d’un cycle à l’autre.
Que signifie PMDD en français ?
PMDD est l’abréviation anglaise de premenstrual dysphoric disorder, en français trouble dysphorique prémenstruel (TDPM). C’est la forme sévère du syndrome prémenstruel, à prendre en charge avec un médecin.
Le SPM disparaît-il à la ménopause ?
Oui : sans cycle, il n’y a plus de syndrome prémenstruel. Il peut en revanche s’intensifier pendant la préménopause, quand les hormones fluctuent davantage.



