Collagène : qu’est-ce que c’est et à quoi sert-il ?

Le collagène est la protéine la plus abondante du corps. Son rôle, ses types (I, II, III), collagène marin ou bovin, et ce que montrent les études sur les compléments.

Poudre de collagène blanche dans un bol à côté d’une tasse de café sur une table de cuisine claire
En bref

Le collagène est la protéine la plus abondante du corps humain, environ un tiers de toutes nos protéines. Il donne leur solidité à la peau, aux tendons, aux os et au cartilage. Avalé, il est digéré en acides aminés et en petits peptides. Les études sur les compléments montrent des effets modestes et variables, et aucune allégation de santé n’est autorisée pour le collagène en Europe.

Qu’est-ce que le collagène ?

Le collagène est une protéine de structure : son rôle est de construire les tissus et de les faire tenir ensemble. C’est la protéine la plus abondante de l’organisme, qui représente environ un tiers de toutes nos protéines. On le trouve dans la peau, les tendons et les ligaments, les os, le cartilage et la paroi des vaisseaux sanguins.

Sa molécule est faite de trois longues chaînes de protéines enroulées les unes autour des autres, comme une corde. Ces cordes s’assemblent ensuite en fibres. C’est ce qui rend le collagène si résistant à la traction : dans un tendon, il supporte des forces considérables ; dans l’os, il forme la trame sur laquelle se fixent le calcium et les autres minéraux.

Sa composition en acides aminés est inhabituelle. Environ un acide aminé sur trois est de la glycine, et il est riche en proline et en hydroxyproline, un acide aminé que l’on ne trouve presque que dans le collagène.

Quel rôle joue le collagène dans le corps ?

  • La peau : le collagène du derme lui donne sa fermeté et sa résistance, avec l’élastine qui lui apporte sa souplesse.
  • Les tendons et les ligaments : ils sont constitués presque entièrement de collagène, ce qui leur permet de transmettre la force des muscles au squelette.
  • Les os : le collagène forme la trame organique de l’os. Les minéraux le rendent dur, le collagène le rend moins cassant.
  • Le cartilage : le cartilage des articulations contient beaucoup de collagène, qui l’aide à résister à la pression.
  • Les vaisseaux sanguins et les gencives : le collagène y fait aussi partie de la structure des tissus.

Le corps fabrique son propre collagène tout au long de la vie, à partir des acides aminés apportés par l’alimentation. Il a besoin pour cela de plusieurs nutriments, dont la vitamine C. Les aliments utiles sont détaillés dans Aliments riches en collagène.

Quelle différence entre le collagène de type 1, 2 et 3 ?

Les chercheurs ont identifié 28 types de collagène, mais trois dominent et ce sont eux que l’on retrouve sur les étiquettes de compléments :

Les trois principaux types de collagène et où ils se trouvent.
TypePrésent surtout dansSource fréquente des compléments
Type IPeau, tendons, os, dents. De loin le plus abondant du corps.Bœuf, porc, poisson
Type IICartilage des articulationsPoulet (cartilage du bréchet)
Type IIIPeau, vaisseaux sanguins, organes. Souvent associé au type I.Bœuf, porc

Le type indique d’où vient le collagène, pas où il ira. Le type II ne « va » pas dans le cartilage, ni le type I dans la peau : tout le collagène avalé est digéré, comme expliqué plus bas.

Le collagène diminue-t-il avec l’âge ?

Oui. La production de collagène par l’organisme ralentit progressivement avec l’âge, et la peau devient peu à peu plus fine et moins ferme. Cela fait partie du vieillissement normal. Le mode de vie joue aussi : les UV du soleil et le tabac dégradent plus vite le collagène de la peau.

On lit souvent qu’il faudrait « compenser » cette baisse en mangeant du collagène. Ce n’est pas si simple, pour une raison expliquée dans la section suivante.

Comment savoir si on manque de collagène ?

Il n’existe pas de « manque de collagène » au sens d’une carence alimentaire, et aucun test de routine ne mesure le collagène du corps. Les rides, une peau plus fine ou des articulations raides sont des signes du vieillissement, qui ont de multiples causes. De vraies maladies du collagène existent, mais elles sont génétiques et rares, comme certaines formes du syndrome d’Ehlers-Danlos. Elles relèvent d’un médecin, pas d’un complément.

Que devient le collagène quand on le mange ?

Le collagène est une protéine, et les protéines sont découpées dans l’estomac et l’intestin en acides aminés libres et en petites chaînes de deux ou trois acides aminés, appelées peptides. Ce sont eux qui passent dans le sang. Le collagène avalé n’est donc pas transporté tel quel jusqu’à la peau ou aux articulations.

Des études ont retrouvé certains peptides de collagène, comme la prolyl-hydroxyproline, dans le sang quelques heures après la prise de collagène hydrolysé. Certains chercheurs pensent qu’ils pourraient servir de signal aux cellules qui fabriquent le collagène. C’est une hypothèse à l’étude, pas un effet démontré chez l’humain.

Collagène hydrolysé, marin ou bovin : quelles différences ?

  • Le collagène hydrolysé (ou peptides de collagène) a été découpé par des enzymes en fragments plus courts. Il se dissout dans un liquide chaud comme froid et ne gélifie pas.
  • La gélatine est du collagène extrait par cuisson, mais moins découpé. Elle ne se dissout qu’à chaud et prend en gelée en refroidissant.
  • Le collagène bovin provient du bœuf, le plus souvent de la peau et des os, et contient surtout des types I et III.
  • Le collagène marin provient du poisson, en général de la peau et des écailles, et contient surtout du type I.

Entre marin et bovin, la différence tient à la matière première, pas à une efficacité prouvée : aucune étude comparative ne montre que l’un fonctionne mieux que l’autre. En revanche, la source compte beaucoup en cas d’allergie au poisson, si l’on ne mange pas de bœuf ou si l’on suit des règles alimentaires religieuses.

Quels sont les bienfaits du collagène en complément ?

Le rôle du collagène dans le corps ne fait aucun doute. Savoir si un complément de collagène change quelque chose de mesurable est une autre question, et la réponse est plus incertaine :

  • Peau : plusieurs méta-analyses ont observé une légère amélioration de l’hydratation et de l’élasticité après 8 à 12 semaines, mais les effets sont modestes, les études souvent financées par des fabricants, et une méta-analyse de 2025 ne retrouve plus d’effet dans les essais indépendants.
  • Articulations : quelques petits essais chez des personnes atteintes d’arthrose ou de gênes articulaires liées au sport ont vu une diminution des douleurs, sur des données encore fragiles.
  • Cheveux, ongles et os : les études de bonne qualité sont rares.

L’Efsa, l’autorité européenne de sécurité des aliments, a évalué des demandes d’allégations pour le collagène sur les articulations et sur la peau, et ne les a pas validées. Il n’existe donc aucune allégation de santé autorisée pour le collagène. Le détail des études est dans Le collagène est-il efficace ?.

Le collagène est-il bon pour l’arthrose ?

Quelques essais suggèrent une petite baisse des douleurs chez certaines personnes arthrosiques, mais l’Inserm juge les données limitées et ne trouve pas de données solides sur la prévention des maladies articulaires. L’arthrose est une maladie : en cas de douleurs articulaires, parlez-en à votre médecin traitant. L’Assurance maladie rappelle que rester actif fait partie de la prise en charge.

Quand voit-on les effets du collagène ?

Le collagène n’a rien d’immédiat. Les études sur la peau ont le plus souvent duré 8 à 12 semaines, celles sur les articulations et les os de trois mois à un an. Ce sont les durées pendant lesquelles les chercheurs ont mesuré quelque chose, pas la promesse que vous remarquerez un changement. Pour le moment de la prise, voir Quand prendre le collagène ?.

Comment choisir un complément de collagène ?

Aucune donnée scientifique ne permet de désigner le « meilleur » collagène. Ce que l’on peut comparer, c’est ce que contient réellement le produit :

  • La quantité de collagène par dose. Les études utilisent souvent 2,5 à 10 g par jour, parfois jusqu’à 15 g. Voir Combien de collagène par jour ?.
  • La source. Bœuf, porc ou poisson : important en cas d’allergie et selon vos choix alimentaires.
  • Les autres ingrédients. Beaucoup de produits ajoutent édulcorants, arômes, vitamines ou acide hyaluronique, ce qui change le goût et la tolérance. Voir Collagène : effets secondaires.

Notre Collagen Pure ne contient qu’un seul ingrédient : 100 % collagène bovin hydrolysé, peptides de type I et III, sans arômes, édulcorants ni charges ajoutés. Une cuillère doseuse de 15 g apporte 14 g de protéines et se dissout dans une boisson chaude ou froide. Les protéines contribuent à augmenter la masse musculaire. Les protéines contribuent au maintien de la masse musculaire.

Collagène
4 HERCollagènePeptides de collagène hydrolysé type I & III

Questions fréquentes

C’est quoi le collagène ?

C’est la protéine la plus abondante du corps humain, environ un tiers de toutes nos protéines. Protéine de structure, elle donne leur solidité à la peau, aux tendons, aux os et au cartilage.

Est-ce bon de prendre du collagène ?

Le collagène est une protéine et peut faire partie de l’alimentation. Les études sur la peau et les articulations montrent des effets modestes et variables, et aucune allégation de santé n’est autorisée pour le collagène en Europe.

Collagène marin ou bovin, lequel choisir ?

Aucune étude ne montre que l’un est plus efficace que l’autre. Le marin vient du poisson (surtout type I), le bovin du bœuf (types I et III). Choisissez selon vos allergies et vos habitudes alimentaires.

Le collagène hydrolysé, c’est quoi ?

C’est du collagène découpé par des enzymes en peptides plus courts. Il se dissout dans les boissons chaudes ou froides, contrairement à la gélatine qui gélifie en refroidissant.

Quand voit-on les effets du collagène ?

Les études sur la peau ont souvent duré 8 à 12 semaines, celles sur les articulations et les os de trois mois à un an. C’est la durée des mesures, pas une garantie de résultat.

Existe-t-il un collagène végétal ?

Non. Le collagène n’existe que dans les tissus animaux. Les produits dits « végétaux » contiennent d’autres nutriments, mais pas de collagène.

Sources

  1. Inserm, Canal Détox – Le collagène pour soulager les douleurs, vraiment ? (2024)
  2. Anses – Protéines : rôle, sources et apports recommandés
  3. Ameli – Vivre avec une arthrose du genou
  4. EFSA – Scientific Opinion on collagen hydrolysate and maintenance of joints (2011)
  5. EFSA – Scientific Opinion on VeriSol P (collagen peptides) and skin elasticity (2013)
  6. de Miranda RB et al. – Effects of hydrolyzed collagen supplementation on skin aging (Int J Dermatol, 2021)
  7. Myung SK, Park Y – Effects of collagen supplements on skin aging (Am J Med, 2025)

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