Perte de cheveux chez la femme : causes et quand consulter

Chute de cheveux chez la femme : ce qui est normal, les causes fréquentes (stress, accouchement, thyroïde, fer, hormones), les examens possibles et quand consulter.

Une brosse à cheveux en bois avec quelques cheveux tombés sur le plan d’une salle de bains clair, à côté d’un verre d’eau et d’un linge vert
En bref

Perdre 50 à 100 cheveux par jour est normal. Au-delà, ou si des zones se dégarnissent, plusieurs causes sont possibles : chute passagère après un stress, une maladie ou un accouchement, alopécie androgénétique, pelade, coiffures trop serrées, trouble de la thyroïde ou manque de fer. Consultez votre médecin ou un dermatologue : la cause se recherche, et le traitement en dépend.

Combien de cheveux perd-on normalement par jour ?

Une chevelure compte en moyenne 100 000 à 150 000 cheveux, qui se renouvellent en permanence. Perdre 50 à 100 cheveux par jour est donc normal. On en voit davantage les jours de shampooing, et la chute augmente souvent à l’automne, et dans une moindre mesure au printemps, sans que ce soit inquiétant.

La chute devient anormale quand elle dépasse nettement ce seuil pendant plusieurs semaines, ou quand une zone du crâne se dégarnit plus que le reste.

Quelles sont les principales formes de chute de cheveux chez la femme ?

  • L’effluvium télogène : une chute diffuse et brutale, deux à trois mois après un événement marquant (accouchement, forte fièvre, opération, choc émotionnel, régime très strict, arrêt d’une contraception hormonale). Elle est en général temporaire et les cheveux repoussent en quelques mois.
  • L’alopécie androgénétique féminine : la forme la plus fréquente de chute durable. Elle est liée à l’hérédité et aux hormones, et se manifeste par un affinement progressif des cheveux sur le dessus du crâne, avec une raie qui s’élargit. Elle devient plus fréquente avec l’âge, en particulier après la ménopause.
  • La pelade : une maladie auto-immune qui provoque des plaques rondes sans cheveux, d’apparition rapide.
  • L’alopécie de traction : due à des coiffures qui tirent sur les racines (tresses serrées, extensions, chignons), surtout sur les tempes et le front.

Quelles maladies, carences ou médicaments peuvent faire tomber les cheveux ?

Plusieurs causes sont à rechercher avec un médecin :

  • La thyroïde : une hypothyroïdie comme une hyperthyroïdie peuvent entraîner une chute diffuse.
  • Le manque de fer : une ferritine basse est fréquente chez les femmes qui ont des règles abondantes, pendant la grossesse ou avec une alimentation pauvre en fer.
  • Une carence en vitamine B12 ou un taux bas de vitamine D.
  • Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), qui peut s’accompagner d’un excès d’hormones androgènes.
  • La ménopause et l’après-accouchement, deux périodes de grands changements hormonaux.
  • Certains médicaments : anticoagulants, certains antidépresseurs, rétinoïdes, chimiothérapies, arrêt d’une pilule, ou encore les traitements amaigrissants récents (analogues du GLP-1), notamment parce qu’une perte de poids rapide peut déclencher une chute diffuse. N’arrêtez jamais un traitement sans en parler à votre médecin.
  • Une perte de poids rapide ou un régime très restrictif.

Quand faut-il consulter pour une chute de cheveux ?

  • La chute est massive ou dure depuis plus de trois mois.
  • Des plaques sans cheveux apparaissent.
  • La raie s’élargit ou le cuir chevelu devient visible sur le dessus.
  • Le cuir chevelu démange, brûle, rougit ou présente des squames.
  • D’autres signes s’y ajoutent : grande fatigue, palpitations, prise ou perte de poids inexpliquée, règles irrégulières, acné ou pilosité inhabituelle.
  • La chute vous inquiète ou pèse sur votre moral : c’est une raison suffisante.

Votre médecin traitant peut débuter le bilan et vous orienter vers un dermatologue si besoin. Plus la cause est identifiée tôt, plus la prise en charge est efficace.

Quels examens le médecin peut-il prescrire ?

Après un examen du cuir chevelu et des questions sur vos antécédents, vos traitements et les événements des derniers mois, le médecin peut demander une prise de sang. Selon la situation, elle comprend souvent une numération formule sanguine, la ferritine, la TSH, et parfois la vitamine B12, la vitamine D ou un bilan hormonal. Le dermatologue peut aussi examiner les cheveux au microscope ou suivre la chute par photographies.

Quels traitements existent contre la chute de cheveux ?

Le traitement dépend de la cause, et c’est le médecin qui le propose ou le prescrit :

  • Traiter la cause : corriger une carence en fer ou en vitamine B12 confirmée, équilibrer un trouble de la thyroïde, adapter un médicament.
  • Attendre la repousse dans un effluvium télogène, qui guérit en général spontanément.
  • Le minoxidil en lotion, utilisé dans l’alopécie androgénétique, à discuter avec un médecin ou un pharmacien.
  • Des traitements spécifiques pour la pelade ou d’autres formes, prescrits par un dermatologue.

Les compléments alimentaires ne traitent pas la chute de cheveux. Prendre des vitamines ou du fer sans carence avérée n’apporte pas de bénéfice et peut retarder le bon diagnostic.

Questions fréquentes

Quelle carence provoque la perte des cheveux ?

Le manque de fer est la carence le plus souvent en cause chez la femme. Un déficit en vitamine B12, plus rarement en vitamine D, en zinc ou en protéines, peut aussi jouer. Seule une prise de sang permet de le savoir.

Quelle vitamine empêche la chute des cheveux ?

Aucune. Si la chute est due à une carence, c’est la correction de cette carence, sur avis médical, qui aide. Sinon, il faut en chercher la cause avec un médecin.

En quel mois la chute de cheveux saisonnière est-elle la plus forte ?

En général à l’automne, de septembre à novembre, et dans une moindre mesure au printemps. Cette chute saisonnière est passagère.

Quelle est la cause la plus fréquente de chute de cheveux chez une femme de 20 ans ?

À cet âge, on retrouve souvent un effluvium télogène après un stress, une maladie ou un régime, un manque de fer, ou des coiffures trop serrées. Une alopécie androgénétique peut aussi débuter tôt. Un médecin fera la part des choses.

Les cheveux repoussent-ils après une chute liée au stress ou à un accouchement ?

Oui, dans la grande majorité des cas. Après un effluvium télogène, la repousse commence en quelques mois, même s’il faut plus longtemps pour retrouver la longueur d’avant.

Sources

  1. VIDAL – Chute de cheveux : symptômes, causes, traitements et prévention
  2. Dermato-Info (Société française de dermatologie) – Alopécie androgénétique
  3. Dermato-Info (Société française de dermatologie) – Pelade
  4. Cerballiance – Chute de cheveux : causes et bilan biologique
  5. Ameli – Hypothyroïdie
  6. Ameli – Anémie par carence en fer
  7. Ameli – Syndrome des ovaires polykystiques
  8. VIDAL – Alopécie androgénétique
  9. ANSM – Interférence de la biotine avec les analyses de laboratoire de la fonction thyroïdienne (2023)

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